Le salut en judo

Mercredi 7 Mai 2014

Le salut en judo

Les japonais ne se serrent pas la main pour dire bonjour afin d'éviter le contact dans un souci d'hygiène principalement. Le salut est donc monnaie courante dans la vie de tous les jours et revêt un caractère plus cérémonial dans la pratique des arts martiaux.

Le salut du Tatami :
Sur le bord du tatami, salut afin de montrer le respect envers la surface de travail sur laquelle le travail va s'effectuer.
S'effectue à l'entrée et à la sortie du tatami.

Fin du cours : 
Remerciement aux professeurs pour l'enseignement qu'ils nous ont dispensés.

Salut individuel : 
Avant et après le travail en binôme. Montrer le respect à notre partenaire (ou adversaire en compétition). Remerciement pour le travail qu'il nous à permis de réaliser.

Ritsurei (le salut debout)

On salue en pliant le haut du corps à 30°, les talons joints, le regard en avant, les mains sur la face externe des cuisses. On reste une seconde avant de se redresser.

Zarei (le salut à genoux)

À partir de la position debout, le judoka se met à genoux en posant d'abord le genou gauche puis celui de droite. Il y a un écart entre le genou gauche et droit (les femmes judokas ont les genoux serrés). Le judoka s'assied sur ses talons, salue et se relève d'abord avec le pied droit. Ce salut se place au début et à la fin d'un cours collectif, dans les kata et le travail au sol (Ne-waza).

Le Reishiki : la cérémonie (shiki) du salut (rei).

Dès l'arrivée sur le tapis, il faut saluer debout la photo du fondateur situé au Kamiza (place d'honneur du dojo). Chacun prend sa place en ligne et ajuste son judogi. C'est généralement le sempai, l'élève le plus ancien ou haut gradé, qui dirige le rituel du salut :

« Seiza » : Tous les pratiquants s'agenouillent simultanément ;
« Kiotsuke » : Attention ! Dos droit ;
« Mokuso » : Fermer les yeux pour une petite médiation, faire le vide.
« Mokuso yame » : Méditation terminée ;
« Shomen ni rei » : Saluer le fondateur. Sans lui, il n'y aurait pas de judo ;
« Sensei ni rei » : Saluer le professeur. Sans lui, il n'y aurait pas de cours ;
« Otagai ni rei » Saluer les autres pratiquants. Sans eux, il n'y a pas de partenaires ;
Le sensei se relève
« Kiritsu » : Les pratiquants se relèvent simultanément.

Ce rituel peut varier d'un dojo à l'autre, mais on accorde toujours une grande importance à l'ouverture et la fermeture d'une séance de judo. Le judo débute et se termine dans la courtoisie. Sans le respect de l'étiquette et sans l'étiquette du respect, il ne peut y avoir de judo.

Tiré du site: http://www.judotorakai.com


Bernard LATERRIERE